L’Eglise sur internet à l’heure du coronavirus

Publié par Philippe Golaz le

Quelques considérations générales

Alors que nous ne pouvons plus nous permettre de nous réunir pour prier, célébrer, échanger et faire communauté, nos Eglises traditionnelles se retrouvent en difficulté. Nous avons longtemps rechigné à investir le web parce que le « virtuel » ne serait pas suffisamment réel, ou parce que notre compréhension de ce qu’est l’Eglise ne permettait tout simplement pas d’y inclure cet espace-là. Avec la pandémie de Coronavirus et la cessation des activités d’Eglise réunissant des personnes (i.e. toute activité d’Eglise), le virtuel apparaît soudainement comme une porte de salut et ne semble plus si absurde que cela. Seul problème : la majorité des communautés réformées et catholiques ne sont pas du tout investies sur le web, et n’ont ni l’équipement de base nécessaire ni les compétences. Dans cet article, je vous présente d’abord ma réflexion qui a conduit à notre premier culte interactif en live stream, puis j’explorerai les avantages et inconvénients de différents modèles imaginables de cultes en streaming, et enfin je vous présenterai les aspects techniques de la chose.

L’opportunité du vide

Lorsque la nouvelle est tombée que nous devions supprimer nos cultes et tout le reste, j’ai été surpris de voir naître en moi une pointe d’excitation. Soudainement, je me retrouvais avec un tableau entièrement vierge devant moi. Toutes les habitudes, tous les « on a toujours fait comme ça », ont été balayés en un simple e-mail de la direction de mon Eglise. Tout était à réinventer, à repenser, à revivre.

Dans un deuxième temps seulement je me suis senti coupable de mon enthousiasme face à une situation qui est inquiétante et qui justifie pleinement les mesures prises jusqu’ici.

Faire Eglise…autrement

Le « autrement », il n’est pas nouveau dans nos milieux d’Eglise. Toutes les régions ont vu naître des cultes autrement, une catéchèse autrement, une église autrement. Mais toujours, on restait très ancré et attaché à un canvas hérité de longue date, sur lequel on essayait de mettre une couche de vernis (parfois avec succès). Ici, l’enjeu de faire autrement est encore plus fort. Comment faire Eglise, comment faire « corps du Christ », alors que nous ne pouvons plus faire « corps » comme nous en avions l’habitude ?

Les outils informatique et web actuels permettent depuis longtemps de dématérialiser les relations humaines. Si nous avons pu émettre des réserves et des critiques – souvent justifiées – de cette dématérialisation de nos relations, dans notre situation nous pouvons soudain en profiter pour faire quelque chose de beau et de bon, de manière transitoire. Car nous espérons toutes et tous pouvoir à nouveau être réunis. Je repense à Paul, dans l’isolement de la prison, qui écrit ceci aux Thessaloniciens :

Pour nous, frères, séparés de vous pour un temps par la vue mais non par le cœur, nous avons cherché avec d’autant plus d’empressement (à satisfaire) notre vif désir de revoir votre visage.

1 Thessaloniciens 2:17 (Trad. Colombe)

Parer à l’isolement

Un des enjeux principaux de la situation actuelle est la question de l’isolement et de la solitude. Chacun étant enfermé chez soi (plus ou moins), nos interactions sociales s’en retrouvent très limitées. L’Eglise a un rôle important à jouer dans la cohésion sociale, et la question se pose de comment nous pouvons continuer d’y contribuer aujourd’hui. Certains outils de streaming comme Facebook Live, YouTube ou Zoom permettent des interactions par le biais d’un chat et de boutons de réaction (pouce bleu, coeur, etc.).

Ils nous donnent ainsi des outils pour continuer à être en relation les uns avec les autres, en partageant des sujets de prière (pour soi-même ou pour les autres), en discutant d’autres sujets, en posant des questions sur le message, etc.

Dans cette première expérience, j’ai été surpris du nombre et de la qualité des contributions de chacun. Lorsque nous essayons d’encourager de telles interactions dans un cadre traditionnel, nous sommes obligés d’anonymiser le processus en utilisant des post-it par exemple. La prière libre ne prend pas du tout. Ici, ce sont des dizaines de prières qui ont été partagées en l’espace de deux minutes.

Dans le cas d’un culte enregistré au préalable, et diffusé à une heure donnée (ou dans le cas d’un podcast), la présence ou non d’autres personnes ne change en rien mon expérience. Ici, c’est précisément l’engagement des personnes qui vient faire le coeur de la célébration et qui lui donne toute sa profondeur.

Avantages et inconvénients des différents modèles

Je vois 3 modèles différents se développer sur le web. Chaque modèle a ses avantages et ses inconvénients.

  • Diffuser (en live ou en différé) un culte célébré comme d’habitude
  • Prédication enregistrée au préalable
  • Culte interactif en streaming live

Diffuser un culte « comme d’habitude »

Avantages

  • C’est un format et une manière de faire dont on a l’habitude en tant que célébrants
  • Également familier pour les « spectateurs »

Inconvénients

  • Ne permet pas de compenser le manque d’interactions sociales
  • Je suspecte également cette formule d’être dans une forme de déni en faisant « comme d’habitude », précisément quand la situation est des plus inhabituelle
  • Potentiellement demande un investissement en matériel et compétences considérable
  • Le culte réformé classique ne présente un intérêt visuel que très limité

Diffuser une prédication pré-enregistrée

Avantages

  • Demande peu de matériel et de connaissances techniques
  • Propose un type de contenu auquel le prédicateur et le destinataire sont habitués

Inconvénients

  • Ne permet pas de compenser le manque d’interactions sociales

Culte interactif en streaming

Avantages

  • Nous sommes participants au culte et pas spectateurs
    • Permet de vivre des interactions sociales
    • Permet de s’approprier le culte autrement
  • Créé une proximité entre le prédicateur et le participant
  • Permet de libérer l’imagination
  • Permet de proposer un format accessible à des distancés également

Inconvénients

  • Demande un minimum de matériel et de compétences techniques
  • Requiert du participant qu’il dispose d’un compte pour la plateforme utilisée, sinon il n’est que spectateur
  • Peu produire une frustration chez le participant qui voudrait pouvoir vivre le culte exactement comme il en a l’habitude (avec chants et Sainte Cène par exemple).

Quelle plateforme ? YouTube vs Facebook

En parallèle, deux plateformes se démarquent : Facebook et YouTube. Chacune présente aussi des avantages et inconvénients. Par la suite, j’y rajoute Instagram, ayant constaté un intérêt et des expériences menées par certains collègues.

Streaming sur Facebook

Avantages

  • Un certain nombre de nos paroissiens ont déjà un compte, ou ont accès à un compte par un proche
  • Nos paroisses disposent pour un certain nombre d’une page FB depuis laquelle diffuser le live stream
  • FB propose différentes façons d’interagir avec le culte, par des commentaires ou des pouces bleus.
  • FB n’impose pas de conditions pour avoir accès à cette fonction

Inconvénients

  • Celles et ceux qui n’ont pas de compte sont moins susceptibles d’en créer un. Et s’ils le font, la courbe d’apprentissage est difficile.
  • Le mode portrait est imposé en cas de direct depuis un smartphone
  • L’intégration à un site externe est laborieuse et ne fonctionne pas toujours
  • Accès aux archives compliqué

Streaming sur YouTube

Avantages

  • Flexibilité d’intégration sur un site web externe
  • Interface simple d’utilisation et plus accessible
  • Moins d’obstacles éthiques à la création d’un compte
  • Indexation du contenu
  • Fenêtre des commentaires peut s’ouvrir dans une fenêtre dédiée
  • Interface globalement mieux finie et plus pertinente que celle de Facebook

Inconvénients

  • Impossibilité de diffuser en direct depuis un smartphone pour les chaînes avec moins de 1000 abonnés
  • Délai d’attente entre la demande d’accès à la fonction de direct et l’activation de celle-ci
  • Peu de paroisses disposent d’un compte, et en cas de création elles commenceront avec 0 abonnés
  • Algorithme de censure des contenus potentiellement protégés par le droit d’auteur très agressif
  • Absence de réactions à l’écran comme FB le propose (aspect fun)

Streaming sur Instagram

Avantages

  • Très grande simplicité d’utilisation
  • Plateforme largement utilisée par les plus jeunes
  • Possibilité d’interaction par commentaires et « réactions » à l’écran
  • Possibilité pour les participants de poser des questions auxquelles tous les participants peuvent ensuite répondre
  • Possibilité d’inviter une autre personne à rejoindre avec un écran divisé en deux

Inconvénients

  • Les videos sont disponibles durant 24 heures puis disparaissent
  • Il n’est pas possible de télécharger les vidéos live de manière native, il faut passer par des logiciels tierces
  • Il n’est pas possible de connecter un logiciel comme OBS
  • Il n’est pas possible d’accéder au streaming sans avoir de compte
  • Il n’est pas possible de programmer une diffusion
  • Un algorithme vérifie que vous ne diffusez pas de contenu protégé par le droit d’auteur

Aspects techniques

Dans cette dernière section, je vous présente rapidement le matériel que j’utilise pour le streaming à Meyrin ainsi que la manière dont je l’ai agencé. Si vous cherchez sur internet, vous trouverez des articles et tutoriels de personnes ayant de nombreuses années d’expérience. J’ai une expérience d’une seule diffusion en streaming, mais c’est déjà beaucoup plus que la majorité des ministres et des paroisses 😉

Le matériel

Micro

« Mais Philippe, tu devrais pas plutôt nous parler de caméra pour du streaming avant de nous parler de micro ? » Oui, mais non. Si vous avez une bonne caméra mais que le son est affreux, vos participants ne resterons pas. Par contre, si la vidéo est dégueulasse mais que le son est bon, ils peuvent toujours regarder ailleurs et continuer de profiter et participer au culte. Donc on commence à parler micro.

Røde VideoMicro – 50 à 60 CHF

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C’est le micro que j’utilise actuellement. Il est petit, léger, et simple à utiliser. Il peut se monter sur un trépied facilement. Si vous l’utilisez avec un smartphone, il faut faire attention à soit acheter la version du micro avec une fiche Jack TRRS (soit à 4 bandes), soit à acheter un adaptateur TRS/TRRS comme le Røde SC7.

Røde Smartlav+ 50 à 60 CHF

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Si vous préférez un micro-cravate, celui-ci est fait pour être utilisé avec un smartphone. Sur l’image, nous voyons bien que c’est une fiche TRRS (soit à 4 bandes) qui est présente. Pour utiliser ce même micro avec un ordinateur, un reflex ou une caméra, il vous faudra un adaptateur TRRS/TRS comme le Røde SC3.

Røde NT USB – 150 à 200 CHF

Selon vos ambitions, un micro USB comme le NT-USB pourrait être votre meilleur choix. Si vous prévoyez de parler en étant très proche du micro et de la camera par exemple.

Caméra

Smartphone

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L’iPhone XR que j’utilise

Si vous avez un smartphone, il y a de bonnes chances pour que celui-ci dispose d’une caméra frontale. Celle-ci peut être suffisante. Autrement, vous pouvez toujours utiliser la caméra principale, et vous servir d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un autre smartphone pour vous connecter à votre propres streaming. C’est la configuration utilisée pour notre premier culte interactif en streaming.

Webcam

La webcam de votre ordinateur portable est probablement d’une qualité insatisfaisante. Si vous choisissez cette option, assurez-vous d’avoir un éclairage de qualité pour compenser le manque de résolution de la webcam.

Autrement, d’autres webcam comme la Logitech C922 peuvent donner des bons résultats, d’après mes recherches.

Lumière

Il est important que votre scène soit correctement illuminée. Avec des conditions d’éclairages mauvaises, votre caméra, quelle qu’elle soit, devra aller puiser dans ses dernières ressources pour capter une image, et celle-ci perdra en qualité. Dans un premier temps, utilisez ce que vous avez à disposition, et au besoin, utilisez une source de lumière secondaire.

Manfrotto Lumimuse 3 – entre 50 et 60 CHF

Manfrotto Lumimuse 3 (lumière vidéo)

C’est la lampe que j’ai utilisée. Petite et légère, elle permet de facilement dégager les ombres du visage. Elle s’installe très facilement sur un trépied. Et elle dispose de deux diffuseurs (un blanc et un orange) qui peuvent être combinés.

Trépieds

Afin de garantir un résultat de bonne qualité, il convient d’installer son matériel sur trépied. Celui que vous ou un paroissien a un fond de son garage fera très bien l’affaire. J’ai pour ma part bricolé avec quelques trépieds que j’avais. Voici quelques options qui pourraient vous intéresser.

Joby GripTight PRO 2 — 50 CHF

Si vous utilisez un smartphone, il vous faudra un support comme celui-ci. Ce modèle permet également de monter un micro ou une lampe au-dessus de votre smartphone. Il se montera facilement sur votre trépied. Si vous n’en avez pas, vous trouverez des kits avec trépied + support de smartphone.

Gorillapod Mobile Rig – 70 à 80 CHF

C’est un petit trépied, dont chaque pied est flexible pour s’accrocher presque n’importe où. Vous pourrez y attacher quasiment tous votre équipement.

Petit matériel supplémentaire

Splitter – entre 5 et 40 CHF

Utile uniquement si vous utilisez un smartphone avec une prise unique pour la charge et le raccordement d’écouteurs/micro. Dans ce cas, un splitter vous permettra à la fois d’écarter le risque de ne plus avoir de batterie, et de brancher votre micro à votre smartphone. Il vous permettra aussi de connecter votre micro à votre téléphone sans risque de tomber à court de batterie. Il en existe pour Lightning et pour USB-C.

Attention : après quelques essais avec mon iPhone et OBS, il semble que le splitter que j’ai acquis permette de charger le téléphone, mais ne permette pas de le connecter à l’ordinateur. J’ai donc dû connecter le micro à l’ordinateur directement. (Et là, tout va dépendre des entrées disponibles sur votre machine et du type de micro que vous utilisez).

Adaptateur JACK – entre 2 et 10 CHF

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Dans le même cas qu’évoqué au-dessus, pour brancher votre micro à votre smartphone qui ne dispose pas de prise Jack, il vous faudra un adaptateur (sauf si vous utilisez un splitter jack + USB-C ou jack + lightning). De nouveau, il en existe pour lightning et pour USB-C.

Le logiciel

Notre première diffusion a été faite sans logiciel tiers, mais en utilisant directement la fonction de diffusion en direct de l’application Facebook. Cependant, dès ce dimanche, nous utiliserons le logiciel OBS Studio. Il nous permettra entre autres de diffuser sur Facebook en orientation paysage, tout en utilisant le smartphone comme caméra. Il offre aussi la possibilité de connecter d’autres caméra et de couvrir plusieurs angles, et d’afficher d’autres contenus à l’écran comme des images statiques ou du texte.

Ma courte expérience a montré qu’il est important de ne pas être trop ambitieux en terme de qualité du signal. Ainsi une résolution de 480, 30 images par seconde, et une compression audio de 128 kbps sont suffisantes. Pour vous aider dans la configuration, OBS propose d’un outil d’aide bien fichu (sous « outils » ou « tools »). Aussi, en limitant la qualité de notre signal, nous contribuons à soulager le réseau déjà mis à rude épreuve par le confinement et le télétravail.

L’installation

Puisqu’une image vaut mille mots, et que cet article s’étire déjà en longueur, voici quelques images de l’installation actuelle. Vous pouvez y voir les différents éléments présentés ci-dessus.

N’hésitez surtout pas à me solliciter pour un conseil ou pour répondre à une question que vous auriez. Et surtout, faites-moi savoir en commentaire ce que vous avez déjà mis en place pour répondre à cette situation d’épidémie de coronavirus, ou ce que vous êtes en train d’imaginer !


Philippe Golaz

Pasteur dans l'EPG, je partage ici diverses réflexions, prédications et expériences, en espérant créer la discussion afin que nous puissions nous enrichir mutuellement.

8 commentaires

Jean-Marc Leresche · 16 mars 2020 à 19:53

Merci, cher Philippe, de ce billet qui ouvre des perspectives intéressantes et stimulantes.
Comme tu le relèves, la solution la plus accessible semble être Facebook streaming. Ce qui soulève une question à partir de là où je suis engagé: bon nombre des paroissiens habituels du dimanche matin n’ont pas de compte Facebook, parce qu’âgés et je doute qu’ils aient accès au réseau social. Ils ont sans doute un téléphone portable, voire une tablette. Comment les faire profiter d’un culte « à distance », comment les rejoindre? Je me disais que l’envoi des textes pourrait être une panacée. C’est ce que j’imagine faire ces prochains jours.
Pour avoir travaillé longtemps en EMS, j’avais pris l’habitude de distribuer aux résidents une feuille A5 avec le texte biblique, une image et la méditation. Certains me disaient qu’ils la lisaient le dimanche matin pour « leur » culte.
En réfléchissant, tout en écrivant, je constate aussi que peu nombreux sont les paroissiens et même conseillers présents sur Facebook. Comment dès lors être pertinents sans faire la même chose, juste parce que d’autres le font ? C’est sans critique aucune, crois-le bien! Je suis plutôt admiratif de ce que tu as fait. Je n’ose pas dire « J’adore », car on n’adore que Dieu seul.:-) C’est un partage « brainstorming en live ».
Encore bravo de ton initiative et bon vent pour la semaine à venir.
Tiens-nous stp au courant de tes innovations, créations et adaptations.
Amitiés d’un diacre connecté, ami et collègue : Jean-Marc

    Philippe Golaz · 16 mars 2020 à 20:56

    Pour regarder un streaming, il n’y a pas besoin de compte. On a eu un certain nombre de paroissiens âgés qui se sont contentés d’assister au culte, mais sans avoir accès aux fonctionnalités de chat et de réactions. D’autres ont utilisé le compte de leur fils ou de leur fille.
    Quand on choisit un certain médium de communication, on limite toujours son audience. Que ce soit à la radio, à la TV, sur Facebook ou YouTube. Mais je crois qu’avec une diversité de lieux où le corps du Christ se fait présent, nous avons la possibilité de toucher non seulement l’ensemble de nos paroissiens, mais aussi plus largement.

Anonyme · 16 mars 2020 à 20:14

Ce virus va faire prendre conscience aux structure ecclésiales qu’il existe un corps du Christ desincarné,spirituel. Pourquoi ne pas proposer des le tures et des commentaires. Des exercices de prière, de nourrir ensemble via un forum ad hoc et surtout privé(jamais je ne discuterai de ma foi sur FB.)

    Philippe Golaz · 16 mars 2020 à 20:59

    A quel genre de lectures et commentaires pensez-vous ?
    Je comprend les réticences à partager certaines choses sur FB, et du besoin d’avoir un cadre sécurisé pour vivre certains échanges. Merci d’avoir relevé ce besoin. Il faut cependant être conscients que rien de ce que l’on partage sur internet est privé, même sur un forum dont l’accès est restreint. Certaines discussions devront continuer à avoir lieu « ailleurs », par exemple lors d’un entretien téléphonique.

Plume · 17 mars 2020 à 16:21

Mon com est partis en nouilles, j’étais en train de l’écrire quand le site a planté, j’ignorais même qu’il était parti, j’étais en train de réfléchir et mon propos est décousu.

Bref, votre boîte à outils à entièrement comblé mes attentes. Merci beaucoup !!!
Petite remarque en EMS : c’est maintenant qu’il faudrait avoir des relais dans les équipes de soins, d’accompagnement au quotidien, de référents prêt à se bouger dans ce cadre là. les bénévoles externes, les familles et les amis ne peuvent plus entrer dans les structures. Le support écrit est un outil bienvenu, mais pas suffisant en tant que tel car certains ne peuvent plus lire et/ou ne comprenne plus le texte.
Il conviendrait dans l’idéal.qu’ une personne qui s’assoit avec le résident , dans sa chambre ou à l’écart et met en oeuvre un « petit culte » en priant et lisant le texte voir en chantant un psaume… » en chambre avec le résident pour qui c’est important.

    Philippe Golaz · 17 mars 2020 à 16:24

    La situation avec les EMS est complexe, puisque le personnel se doit de faire preuve de neutralité confessionnelle. A titre personnel, je suis en lien avec les équipes de soin et d’animation pour les assister dans l’accompagnement des résidents et pour répondre aux demandes et besoins qu’ils pourraient formuler. Comme nous ne sommes qu’au début des mesures de confinement, il n’y a pas encore eu de besoins exprimés ou ressentis. Mais si la situation se prolonge, c’est là que les liens maintenus avec les institutions commenceront, j’imagine, à être sollicités.

Coronavirus : Boîte à outils spirituels - Théologiquement Vôtre · 17 mars 2020 à 09:34

[…] Faire Eglise sur internet à l’heure du coronavirus […]

Confinement, grâce et liberté - Théologiquement Vôtre · 24 mars 2020 à 08:45

[…] Faire Eglise sur internet à l’heure du coronavirus […]

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