Un jeune observe un beau paysage

Penser la catéchèse aujourd’hui

La catéchèse est un des défis les plus importants que l’Eglise doit relever, et qu’elle se doit de repenser sans cesse. (C’est également un sujet épineux et complexe, j’ai pour preuves les nombreuses ébauches que j’ai faites pour cet article.) C’est en grande partie par la catéchèse qu’elle peut transmettre et partager son message, cette Bonne Nouvelle par laquelle et pour laquelle elle existe. Elle a connu de nombreuses formes, en connaît aujourd’hui de nombreuses, et en connaîtra encore de d’autres. Cette richesse-là est certainement le fruit de la richesse de cette Parole qu’elle cherche à annoncer. Mais comment transmettre ce message ? Comment en témoigner, notamment dans le catéchisme ? (suite…)

On dit « évangélique » ou « évangéliste » ?

Il y a peu on me demandait « c’est quoi en fait un évangéliste ? ». La vraie question que la personne se posait était plutôt: « c’est quoi un évangélique ? » Que ce soit dans des discussions ou dans les médias, ces deux termes sont souvent utilisés comme synonymes, sans que les gens sachent vraiment quelles réalités ces termes peuvent réellement désigner, et favorisant ainsi parfois de regrettables amalgames. C’est pourquoi j’ai pensé qu’il serait utile de clarifier les sens que peuvent revêtir ces termes, ainsi que les pièges qu’ils peuvent cacher également.

De la photographie théologique ?

Je dédie une grande partie de mon temps et de mon énergie à l’étude de la théologie. A côté de cela, je me passionne également pour la photographie. Rapidement, je me suis demandé s’il était possible de concilier les deux. Ma réflexion est partie du constat que de nombreuses formes d’arts le font, possèdent une dimension théologique. Entrez dans une église catholique, et vous verrez des peintures mettant en scène un événement biblique, ou reflétant un dogme. Vous y trouverez des vitraux, avec cette vision pédagogique d’enseigner par l’image ce que nous dit la Bible. Ecoutez la musique, qui elle aussi raconte la Bible mais sert aussi à louer Dieu. Parmi toutes ces formes d’arts, la photographie peut-elle aussi avoir sa propre dimension théologique ?

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Saint Siméon

Prédication: Soyons des Siméon!

Il y a quelques jours, nous avons célébrés la naissance de Jésus, et nous voilà réunis au Temple de Renens. De même, quelques jours après la naissance de Jésus, Joseph et marie se sont eux aussi rendus au Temple de Jérusalem pour y présenter Jésus et accomplir le sacrifice prescrit dans la Loi de Moïse. En arrivant au Temple, ils y font la rencontre de Siméon, et ce matin nous allons cheminer avec lui. Cette figure de Siméon est particulièrement intéressante pour nous, qui venons de vivre dans l’Avent un temps d’attente et de préparation à la venue de Jésus dans nos vie, que Siméon lui aussi a vécu un temps d’attente. Mais bien plus long que quelques semaines. Il nous est dit que Siméon est un personnage déjà bien avancé en âge. Il était « juste et pieux », et « il attendait la consolation d’Israël ». Cela nous dit à la fois l’attente dans laquelle il était, l’attente de toute une vie, mais cela nous dit également sa fidélité dans l’attente, la patience dont il faisait preuve. Malgré les années à attendre la venue de cette « consolation d’Israël », il est resté « juste et pieux », il est resté fidèle à Dieu, attaché à Lui, faisant confiance que cette promesse qu’il avait reçue, celle de ne pas mourir avant d’avoir vu le Messie, serait accomplie. Il savait qu’il serait amené à rencontrer le Messie. Le texte nous donne encore une autre information au sujet de Siméon. Il nous est dit que « l’Esprit Saint était sur lui ». Un jour donc, qui devait a priori ressembler à un autre, Siméon fut poussé par cet Esprit à venir au Temple. Nous ne savons pas s’il a entendu une voix lui disant de s’y rendre, ou si c’est par une pensée que cela lui a été suggéré. Quoi qu’il en soit, c’est cet Esprit Saint qui reposait sur lui qui l’a conduit ce jour-là jusqu’au Temple. (suite…)

Prédication: L’informatique de Dieu

Alors que nous préparions ce culte avec les jeunes, nous en sommes venus à faire un parallèle avec l’informatique pour expliquer le rapport entre le baptême et la Sainte Cène. Une parabole moderne, pour expliquer cette réalité invisible avec quelque chose de connu de leur part. Pour ceux qui ne sont pas nés un ordinateur dans les mains, ne vous inquiétez pas, je vais tâcher faire simple pour que tous puissent comprendre.

Je suis donc venu ce matin avec mon ordinateur. Tous les ordinateurs se ressemblent extérieurement. Ils ont un écran, un clavier, une souris, etc. Tout comme tous les hommes se ressemblent plus ou moins avec une tête, des jambes et des bras. Ça, c’est la partie visible, solide et concrète. Mais il y a aussi une part d’invisible. Les ordinateurs ont différentes façons de fonctionner. C’est ce qu’on appelle le « système ». Il y a le système Windows, le système Mac ou le système Linux pour ne citer que les plus connus. A chaque système correspond une façon de réfléchir, de penser, de présenter les choses et d’agir. Dans le monde aussi, pour les hommes, il y a différentes façons de penser, de réfléchir et d’agir. Et il y a même dans le monde une manière principale de penser. En tant qu’humains, nous pensons selon le système du monde en général. Tout le monde fonctionne plus ou moins de la même manière, non ? A la naissance on nous installe, comme pour un ordinateur, un modèle de pensée. On nous installe, on nait avec l’esprit du monde. Qu’est-ce que cela peut être cet « esprit du monde » ? Cet esprit du monde c’est la course au profit et aux richesses par exemple. Le fait de mettre son bien-être personnel au-dessus de tout le reste. (suite…)