Société

Faut-il sauver Noël ?

Les dernières mesures prises à Genève par le Conseil d’Etat visent à « sauver Noël ». Il est entendu par là – de l’aveu de l’exécutif – sauver la dimension économique des fêtes de fin d’année. Tout comme le professeur Olivier Bauer, je me permets de questionner cette affirmation. Car Noël est – en théorie – bien plus qu’une massive sortie shopping. Alors : Faut-il vraiment le sauver ?

Noël : Y aura, y aura pas ?

Etals de Noël à la Coop entourés de rubalise

L’annonce a été faite le dimanche 1er novembre, lendemain d’Halloween. Le lundi 2, en allant faire mes courses, je découvre que tout le personnel de la Coop (enfin, une bonne partie) est affairé à démonter Halloween et à préparer les étals pour Noël. Seulement voilà, rien de tout cela ne pourra être vendu ce mois de novembre. Du coup, on passe un coup de rubalise aux couleurs de saison pour bien signifier que c’est juste pour les yeux. Cruelle manière de nous rappeler non seulement que l’année touche à sa fin (et on espère tous que la suivante sera plus clémente), mais qu’il est probable que nous ne pourrons pas nous réjouir en famille et entre amis comme à notre habitude ! Le temps de l’Avent aura cette année un goût particulier, marqué de cette attente : Noël, y aura ou y aura pas ?

Un Noël pas « juste » économique

Alors oui, l’économie c’est bien plus que des sous. Ce sont des emplois, des personnes qui, comme tout un chacun, a besoin de ce salaire pour payer le loyer, la nourriture et des vêtements chauds pour l’hiver. Quand l’économie souffre, ce sont des individus et des familles qui en souffrent aussi. Mais il y a plus d’une manière de faire vivre l’économie, non ? Et cette année, peut-être qu’il nous sera donné de vivre l’un des plus beaux Noël de nos existences. Oserons-nous dire comme Plume : « Quelle chance !!! » ?

Je parle d’un Noël duquel serait absent l’angoisse de vite trouver à la dernière minute un cadeau pour notre grande tante, en nous entassant dans des magasins bondés de monde, tout aussi à la ramasse que nous. Cette année peut-être, nous ne quitterons pas la table du 24 décembre au soir en étant au mieux ballonnés, au pire remontés à bloc contre l’oncle raciste qui, une fois de plus, aura « ruiné Noël ». Avec un petit peu de chances, nos yeux se détourneront du matériel pour se porter sur le relationnel et le spirituel. Un petit peu moins d’extravagances, et un petit peu plus de Jésus. Après tout, Il est né dans une étable entouré de ses deux parents et de quelques bergers qui passaient par là (Luc 2:1-20), sans faste.

Faut-il sauver Noël ? Je ne crois pas. Et si ça se trouve, cette année, c’est Noël qui nous sauvera.

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Pasteur dans l'EPG, je partage ici diverses réflexions, prédications et expériences, en espérant créer la discussion afin que nous puissions nous enrichir mutuellement.

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